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Re: Les fils de Crao racontent la genèse de leur passion

MessagePublié: 07 Mai 2010 16:24
par Did
Bonjour,

Tiens moi aussi je suis un fils de crao, d'ailleurs j'ai toujours le couteau et je m'entrainais avec il y a encore peu de temps...mais j'ai acquis récemment des objets plus appropriés pour le drill.

Quand j'étais gamin, en Champagne, les couteaux sérieux c'était les baïonnettes qui trainaient un peu partout, à coté des douilles d'obus qui servaient de pot de fleur, des grosses douilles qui servaient de porte parapluie et des conteneurs de largage par parachute qui servaient de poubelles à papier. Il était aussi d'usage de cultiver les roses crémières dans les casques allemands de la 1GM (les tétons de cotés servant à tenir les fils de fer de suspension). Donc les baïonnettes constituaient une sorte de référence.

Parmi les couteaux qui me fascinaient gamin il y avait dans le salon chez mon oncle ce nettoyeur "custom" constitué d'un poing américain pour le manche avec une forte lame triangulaire rapporté dessus. Cela ressemblait un peu à un koutthar. L'objectif était de pouvoir percer les gilets de maille des officiers.

Et puis je dois dire aussi que chez mon parrain à *ccle, il y avait cette belle dague allemande toute argenté avec un pommeau blanc. L'histoire de ce trophée n'était pas banal et je dois dire que j'ai toujours eu un doute sur la véracité. Pourtant de nombreuses preuves m'incite à penser qu'elle était vraie dans la mesure où son engagement dans le scoutisme et son refus de l'occupation ne pouvait être mise en doute. Je vous la livre:
Durant l'occupation il était chef scout d'un vingtaine d'année. Selon lui les tram avaient des parties réservés aux allemands (quelqu'un pourrait confirmer?). Mais les allemands aimaient bien tout ce qui était en uniforme et c'était aussi des pères de famille...donc il semble que les scouts pouvaient monter dans la partie du tram réservé aux allemands. Le jeu consistait à découper les manteaux avec une lame de rasoir et à couper les bélières qui retenait les dagues. C'est comme ça qu'il avait acquis cette dague. Je sais : cela parait incroyable. Mais la dague était là…

Sinon, je crois que mon premier "couteau perso" remonte à 38 ans (1974). J'étais en colonie au dessus de Lapoutroie et à l'époque il était normal d'acheter un "couteau souvenir" avec le nom de l'endroit gravé dessus à l'eau forte. Je l'ai encore : petite dague en acier bof bof et maillechort. Plus tard, louveteau, on avait droit à un vrai couteau...

Il me semble que les temps ont changé….

Re: Les fils de Crao racontent la genèse de leur passion

MessagePublié: 08 Mai 2010 12:14
par morillon
roses trémières :capello:

Re: Les fils de Crao racontent la genèse de leur passion

MessagePublié: 04 Jan 2012 05:42
par Alexandre17
Play. J'ai dix ans. Forêts profondes de Dordogne l'été. Journées entières à observer les oiseaux. Canicule et silence. Couteau de chasse tradi dans étui de cuir fait maison, offert par un vieux monsieur* adorable qui n'avait pas d'enfant. Fierté. Rewind.

Seigneur, donnez à Gilbert* tout l'amour de l'Univers.